AncienNous avons nos cérémonies, comme par exemple pour les noms Indiens que nous portons, Siaya:mchess. Vous savez que personne à l'extérieur de la lignée de ma famille ne peut porter ce nom. Il faut appartenir à cette lignée. Il y a quelques années, je disais, « Je suis le seul qui porte ce nom. » Si j'étais dans une maison où il y avait 700 ou 800 personnes et qu'on appelait « Siaya:mchess! », je devais me lever. Parmi les 800 personnes, j'étais le seul qui allait se lever. Aujourd'hui, mon petit-fils porte mon nom. J'ai aussi un cousin, ou un frère, dans l'État de Washington, dont le fils porte aussi ce nom, parce que nous avons le même grand-père et le même arrière-grand-père. C'est de cette façon que fonctionne notre société, et cela démontre l'importance du fait que nous appartenons à quelqu'un.

LinneaOui. J'ai trouvé cela très intéressant quand j'ai appris de mon grand-père que nous partagions tout. Nous vivions en communauté, nous partagions nos ressources, à l'exception peut-être d'une couple de choses, et j'ai trouvé cela très intéressant. Pourtant vous dites que vous possédez votre nom, Siaya:mchess.

AncienOui.

LinneaC'est la même chose pour moi. Je suis très chanceuse de porter le nom Ai:yametkwa. Vous savez, c'est mon nom. Je peux le partager si je veux, mais je possède ce nom. Je pense que ceci est très révélateur des valeurs qui nous sont importantes. Nous partageons notre nourriture, notre maison, toutes nos ressources, mais nous possédons quelque chose qui nous est intrinsèque et qui a beaucoup de puissance à l'intérieur de nous : notre nom, et notre chant.

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