Longue maison - façade

Réduction finale de la coque

La prochaine étape impliquait le transport du canot jusqu'au village du sculpteur, où il complétait le travail et développait la symétrie de la coque afin que le canot soit stable et facile à contrôler. L'intérieur du canot était évidé avec des outils tels l'herminette , le ciseau et le maillet , jusqu'à ce que le canot ait l'épaisseur désirée. L'épaisseur du canot pouvait varier d'une largeur de deux doigts sur les côtés et de trois doigts à la base pour un gros canot, à une largeur d'un seul doigt sur les côtés et de deux doigts à la base pour un petit canot de rivière. Un maître sculpteur pouvait déterminer si l'épaisseur de la coque était adéquate simplement en la frappant et en la touchant.

La dernière modification à la coque consistait à augmenter la largeur du bateau. L'utilisation de la vapeur permettait de manipuler le bois plus facilement et de courber les côtés du bateau de façon à obtenir la largeur désirée. Ce procédé à la vapeur exigeait que l'on remplisse le canot au tiers ou à la moitié d'eau, puis qu'on y ajoute des pierres très chaudes pour que l'eau atteigne presque son point d'ébullition. On éclaboussait ensuite de l'eau sur les côtés du bateau, ce qui dilatait le bois et le faisait s'étendre vers l'extérieur. Lorsqu'on avait atteint la largeur désirée, des traverses étaient ajoutées au canot. Il s'agissait là d'une étape importante, car elle influençait le temps à investir dans la sculpture d'un canot. De plus petits canots pouvaient être sculptés initialement, et ensuite modifiés en élargissant leur coque. La solidité et la rigidité de la coque étaient augmentées lorsque les traverses étaient ajoutées pour éviter que le bateau reprenne sa forme initiale.

Sculpter un canot entier à partir d'un seul rondin n'était pas la seule méthode utilisée par les Stó:lō. Parfois, parce qu'un arbre abattu était partiellement pourri, il ne permettait pas la construction d'un canot avec une grande proue. Dans de telles situations, on fabriquait des canots composites; ce type de canot était généralement (mais pas exclusivement) utilisé en eaux non protégées. Malgré les efforts supplémentaires requis pour fabriquer une proue distincte et la fixer à la coque du canot en s'assurant que le lien était bien étanche, ce procédé prenait probablement le même temps que la fabrication d'un canot en une pièce, car le fait que l'arbre soit partiellement pourri réduisait le temps nécessaire pour évider l'intérieur de la coque.

Images

(48.5 KB)Étapes finales de la fabrication d'un canot.
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