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En Route vers un Nouveau Territoire

Premières personnes - homme

La route du corridor libre de glace

Les Amériques à 12000 A.A.

Durant la dernière glaciation, il y a environ 10,000 à 25,000 ans, deux immenses glaciers, l’inlandsis laurentidien à l’est et l’inlandsis de la Cordillère à l’ouest, couvraient la majorité de ce que sont maintenant le Canada et le nord des États-unis. Selon l’hypothèse du corridor libre de glace, il y aurait eu une étroite bande de terre, ou corridor, entre les deux glaciers, sur le côté est des montagnes Rocheuses. Cette bande de terre aurait été libre de glace pour la durée ou une partie de la glaciation, et des humains auraient pu emprunter ce passage pour se déplacer vers le centre de l’Amérique du Nord. Ils auraient pu suivre les hordes de grands ruminants qu’ils chassaient, tels les mammouths et les bisons, et se déplacer depuis la Sibérie, en suivant le pont terrestre de la Béringie, et ensuite le corridor libre de glace, jusqu’aux terres au sud des glaciers.

Les archéologues ont besoin de preuves afin de pouvoir établir de façon définitive que l’hypothèse du corridor libre de glace est exacte. Voici certaines des choses qu’ils recherchent:

  • des preuves que le passage entre les deux inlandsis était ouvert aux humains et aux animaux bien avant il y a 11,500 ans, date à laquelle les peuples Clovis étaient déjà bien installés au sud du continent. Des géologues disent qu’une traînée de gros rochers le long de la face est des Rocheuses prouve que le corridor libre de glace était fermé aussi tard qu’il y a 12,000 ans. (Lis La traînée d’erratiques des Foothills pour en savoir plus) Une fois la glace fondue, il aurait fallu encore beaucoup d’années avant que la terre puisse supporter des plantes et des animaux.
  • des sites archéologiques le long du corridor libre de glace qui soient plus anciens que les sites Clovis situés au sud. On n’a encore trouvé aucun de ces sites.

La route du corridor libre de glace a été suggérée il y a plusieurs années lorsque des archéologues ont commencé à se pencher sur cette question. Aujourd’hui, on trouve très peu de preuves qui confirment cette hypothèse. Il est important de se rappeler, toutefois, que l’archéologie ne nous révèle souvent que de brefs aperçus du passé. Des sites archéologiques qui auraient pu exister dans le corridor ont peut-être été emportés par des inondations de glace fondante ou enterrés sous des tonnes de till glaciaire. Les reconnaissances archéologiques et fouilles que des archéologues entreprendront dans le corridor libre de glace à l’avenir nous procureront peut-être plus d’informations sur les premiers peuples à s’installer dans cette région.