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En Route vers un Nouveau Territoire

Aigle

La mesure du temps

Une des tâches les plus importantes d’un archéologue est de déterminer l’âge d’un artefact or site archéologique. Parmi les quelques méthodes qui existent, l’archéologue doit choisir celle qui est la plus pratique et la plus appropriée à chaque cas.

Les méthodes de datation relative

Fouilles

Les méthodes de datation relative ne permettent pas aux archéologues de déterminer un âge précis. Elles servent plutôt à évaluer l’âge de quelque chose par rapport à celui de quelque chose d’autre. Les archéologues partent du principe que les objets au fond d’un site archéologique qui n’a pas été dérangé y ont été déposés avant ceux qui sont au-dessus d’eux. Donc, les objets trouvés dans les niveaux les plus bas sont habituellement plus vieux que ceux qui se trouvent à des niveaux plus élevés.

Cette méthode donne aux archéologues une indication de l’âge des artefacts lors de fouilles où les dépôts se présentent en couches (strates) qui n’ont pas été dérangées par le passé. En fait, lors de certaines fouilles, c’est la seule méthode que les archéologues puissent utiliser.

 

Méthodes de datation absolue

Les méthodes de datation absolue peuvent donner un estimé de l’âge réel d’un artefact ou d’un site. Il y a plusieurs méthodes de datation absolue, comme la datation par le radiocarbone et la datation par le potassium-argon.

Datation par le radiocarbone

Morceau de bois enveloppe de cordage fait de racine fendue

Ceci est la méthode de datation la plus souvent employée en archéologie. Cette méthode s’appuie sur le fait que durant leur vie les plantes et les animaux absorbent un type de carbone appelé 14Carbone. Après la mort, le 14Carbone commence à se décomposer. Comme les scientifiques connaissent la vitesse à laquelle le 14Carbone se décompose, ils peuvent mesurer la quantité de Carbone 14 qui reste dans un objet, et calculer le temps écoulé depuis le décès. La datation par le radiocarbone ne peut être utilisée que pour des matériaux organiques tels que du bois ou des os, qui sont âgés de moins de 50,000 ans.

Une branche enveloppée de cordage datant d’il y a 9,500 ans et provenant du site archéologique de Kilgii Gwaay.

 

Datation par le potassium-argon

Site archéologique

La datation par le potassium-argon est une méthode de datation absolue qui peut être utilisée avec des roches volcaniques. Le potassium radioactif (40potassium) se décompose lentement en argon, ce qui fait que l’on peut évaluer l’âge de certains rocs et minerais en mesurant la quantité d’argon qu’ils contiennent. Cette méthode est utile aux archéologues qui travaillent dans des endroits où des éruptions volcaniques ont laissé des couches de cendres au-dessus et en dessous d’un dépôt archéologique. On peut assigner une date à chacune des couches volcaniques, et la date du dépôt archéologique se situera dans la période entre ces deux dates.

Il faut se souvenir que cette méthode donne l’âge du minerai, et non l’âge de l’artefact. Il est donc impossible de prendre un artefact fait de roc volcanique et d’obtenir une date pour l’artefact à l’aide de la datation par le potassium-argon. La date que l’on obtiendrait serait celle du roc, et non celle de l’artefact, et ce roc aurait pu être formé des millions d’années plus tôt que l’artefact lui-même.