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En Route vers un Nouveau Territoire

Premi�res personnes - fille
Collection Multimédia

Dr. Michael Wilson

Département de Géologie, Collège Douglas

Traînée d’erratiques des Foothills

L'argument de la fermeture du corridor est basé sur ce que nous appelons la traînée d’erratiques. Il s’agit d’une rangée de gros blocs, de grosses roches erratiques que l’inlandsis de la Cordillère, en provenance des montagnes, a transportés depuis la région du Mont Edith Cavell, dans le parc Jasper, jusque dans les Plaines. Ce glacier a rencontré un autre glacier en provenance de l’Est et a dévié vers le sud. La trajectoire actuelle des blocs erratiques est donc un témoignage extrêmement important. Ces blocs sont le résultat d’un glissement de terrain survenu à la surface d’une masse de glace dans ce qui est maintenant le parc Jasper. Toute cette roche a voyagé jusque dans les Plaines à la surface du glacier. Les pierres n’ont donc pratiquement pas été modifiées par la glace elle-même. C’est essentiellement comme si elles avaient été transportées par wagon de chemin de fer.

Cependant, lorsqu’il a atteint les Plaines, le glacier a été dévié – il a effectué un tournant à angle droit et s’est dirigé vers le sud. Ce que nous réalisons maintenant, c’est qu’il est entré en collision avec le front principal de l’inlandsis laurentidien, le glacier en provenance de l’Est. Puisque ce front principal se dirigeait aussi vers le sud à cet endroit, les deux glaciers se sont déplacés côte à côte à travers le sud de l’Alberta, atteignant le nord du Montana. Lorsque la glace a fondu, elle a laissé derrière elle une longue traînée composée de ces gros rochers. Ils ont tous les mêmes caractéristiques lithologiques; ce sont tous des blocs de quartzite. Ils contiennent de petites inclusions de quartz rose. Ils sont très distinctifs et peuvent être reliés à cette source dans le Parc national de Jasper.

Nous avons donc ici un témoignage non seulement du mouvement de la glace mais aussi de la fermeture, ou coalescence, de deux glaciers. Utilisant une autre technique de datation absolue, Lionel Jackson a réussi à démontrer que ces rochers datent du dernier maximum glaciaire, il y a environ 15 000 ans. Il utilise la datation par mesure du Chlore cosmogénique – ces rochers sont exposés au soleil et ils sont exposés à un bombardement de rayons cosmiques. Les surfaces exposées sont donc modifiées à mesure que le temps passe alors que les surfaces cachées ne subissent aucune modification. En observant la différence entre les deux, il est possible d'estimer combien de temps les rochers ont été bombardés par des particules solaires. Cela fonctionne assez bien et nous savons que ces blocs datent de la dernière glaciation.

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