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En Route vers un Nouveau Territoire

Orcas
Collection Multimédia

Dr. Brent Ward

Département des Sciences de la Terre, SFU

La grotte de Port Eliza et l’hypothèse d’une route côtière

La grotte de Port Eliza ne confirme ni ne réfute l’hypothèse d’une migration côtière. Ce qu’elle fait, c’est fournir une autre pièce du casse-tête. Elle nous dit que sur l’île de Vancouver, la couverture de glace fut relativement tardive. Ceci est important parce que les études antérieures portant sur l’inlandsis de la Cordillère suggéraient que la couverture de glace s’était produite très tôt, disons il y a au moins 20,000 ans, et qu’elle avait persisté jusqu’il y a 12,000, 13,000, ou peut-être 14,000 ans. Il s’agit là d’une importante fenêtre temporelle au cours de laquelle les glaciers auraient recouvert la côte extérieure de l’île de Vancouver. C’était là un des principaux critères utilisés pour discréditer la théorie d’une migration côtière.

L’analyse par le radiocarbone que nous avons effectuée indique que l’environnement était relativement favorable à l’occupation humaine au moins jusqu’à 16,000 ans A.A., et peut-être même plus récemment. L’autre pièce du casse-tête est le fait que nous avions le long de la côte extérieure un environnement au sein duquel des êtres humains auraient pu survivre, un environnement qui aurait fourni les éléments nutritifs nécessaires à la survie dans le cas où des gens se seraient rendus jusqu’au nord de l’île de Vancouver il y a environ 16,000 ans. En réalité, ça ne prouve ou ne réfute rien. Si nous avions trouvé dans ces dépôts de quelconques vestiges archéologiques datant d’il y a 16,000 à 18,000 ans, alors nous aurions pu prouver que la côte avait probablement été empruntée comme route migratoire. Tout ce que nous avons c’est la preuve que l’environnement le long de la côte aurait permis la migration de groupes humains vers le sud.

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