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En Route vers un Nouveau Territoire

Cueillette de baies
Collection Multimédia

Dr. Brent Ward

Département des Sciences de la Terre, SFU

Les restes fauniques de la grotte de Port Eliza

L’assemblage faunique que nous retrouvons dans la grotte de Port Eliza, dans les sédiments datant d’avant la dernière glaciation, comprend une grande variété d’animaux de toutes sortes. En termes de mammifères terrestres, la plus importante découverte est probablement celle d’une chèvre des montagnes. Elle indique un environnement viable pour de gros ongulés, lesquels auraient évidemment pu représenter une source potentielle de nourriture pour les prédateurs de la région. Nous avons aussi une grande variété de petits mammifères – parmi ceux-ci une marmotte alpine pourrait en fait être l’actuelle marmotte de l’île de Vancouver, qui est présentement parmi les mammifères les plus gravement menacés d’extinction au Canada. Nous avons trois différents types de campagnols, petit rongeur ressemblant à une souris, et ceux-ci témoignent généralement de conditions ouvertes. Nous avons aussi un carnivore – une martre, aujourd’hui le plus souvent retrouvée dans de denses forêts de conifères. Des témoins remontant au Pléistocène suggèrent toutefois que cet animal aurait habité des environnements constitués d’un mélange de forêts et d’aires ouvertes. Nous avons aussi toute une variété d’oiseaux. Le seul identifié au niveau du genre est le bruant des prés. On compte parmi les autres oiseaux une importante variété d’oiseaux aquatiques comme des cormorans, des canards, etc. indiquant la présence de la mer ou de lacs à proximité. Nous avons aussi un grand nombre de poissons incluant le saumon et l’épinoche à trois épines, ainsi que des espèces marines d’eaux peu profondes. Ces autres espèces, la goberge et l’églefin par exemple, sont importantes parce que le saumon et l’épinoche à trois épines peuvent vivre en milieu d’eau douce, mais le fait que nous avons ces espèces marines d’eaux peu profondes indique que le niveau marin relatif était relativement près de la grotte, suffisamment près pour qu’un prédateur ou un charognard, quel qu’il soit, puisse aller sur la côte, amasser de tels poissons et ensuite les ramener à la grotte où de toute évidence il vivait. Nous ne sommes pas entièrement certains de quoi il aurait pu s’agir – possiblement une martre quoique généralement celles-ci ne pêchent que très rarement. Une autre possibilité est qu’il s’agissait d’une loutre de rivière.

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