La vida es un sueño y la muerta el despertar? La vie est un rêve et la mort, un réveil.

Voix hors champ: Dans plusieurs régions d'Amérique latine, les gens célèbrent El Dia de los Muertos, le Jour des morts. Ils croient que le 1er novembre de chaque année, leurs chers disparus retournent dans le monde des vivants pour passer une nuit de réjouissances avec leurs amis et leurs familles!

Maria Hillmer, danseuse: "C'est une très ancienne fête religieuse. Les gens croient que Dieu permet aux âmes de rendre visite àleurs parents et amis pendant deux jours. Alors, les gens dressent des autels comme ceux-ci et allument des bougies. Chaque bougie représente un membre décédé de la famille."

Mari Paz Vera, organisatrice de l'évènement: "Ce jour-lì nous voulons fêter nos chers disparus qui viennent passer la journée avec nous. Alors, nous organisons une fête,en préparant toutes les choses que ces personnes aimaient de leur vivant. Nous voulons que tout soit prêt pour le jour où ils reviennent? "

Voix hors champ: Le festival du Jour des morts fait une boucle dans le temps. Le 1er novembre de chaque année, les morts se rendent dans le monde des vivants pour être avec ceux qu'ils aiment. Ensuite, ils retournent dans leur monde le 2 novembre, puis cela leur prend toute une année pour revenir.

En Amérique latine, beaucoup croient que la mort n'est pas une fin, mais une continuation de la vie. Les gens cherchent donc des moyens d'établir un pont entre la vie et la mort, par exemple en célébrant le Jour des morts.Les ?illets d'Inde en sont un autre exemple. Les fleurs sont un symbole de vie, mais la couleur jaune symbolise la mort. Dans l'ancienne langue aztèque, les ?illets d'Inde étaient appelés "cempoaxochitl", ce qui signifie "fleur des morts". Nous pouvons ainsi voir comment la vie et la mort sont reliées. Les ?illets d'Inde, symboles de la vie et de la mort, sont des fleurs importantes le Jour des morts.

Dans les temps anciens, la fête des morts était célébrée du mois d'août au mois de novembre. Après l'arrivée des Européens dans le Nouveau Monde, les peuples indigènes de la Mésoamérique ont maintenu leurs traditions sous le couvert des rites des fêtes catholiques. Selon la tradition catholique, la nuit du 1er novembre, on rappelle le souvenir des saints, et la nuit du 2 novembre, on commémore tous les disparus. Dans l'ancienne tradition, c'était la nuit du 2 novembre que l'on commémorait tous les adultes décédés. Aujourd'hui, le Jour des morts s'étend sur ces deux jours pour honorer ceux qui ne font plus partie du monde des vivants.

Dans des pays comme le Canada, un grand nombre de personnes originaires d'Amérique latine continuent de célébrer le Jour des morts.

Mari Paz Vera, organisatrice de l'évènement : "C'est un peu difficile. Vous avez laissé votre pays, votre famille et peut-être aussi vos amis, et des traditions complètement différentes, et vous êtes arrivé dans ce tout nouveau pays. Je pense que c'est encore plus difficile pour des gens comme moi qui ont eu leurs enfants ici. Ils ignorent tout de leurs racines et de leurs traditions. Je pense donc qu'il est important de continuer avec tout cela et d'enseigner ànos enfants nos traditions. "

Mercedes Baines, directrice de la création, Public Dreams Society: "La Parade des âmes perdues est une fête que la Public Dreams Society organise maintenant pour la treizième année. Il ne s'agit pas d'une célébration du Jour des morts, mais elle s'en inspire quand même en partie. Elle nous donne l'occasion de célébrer la vie, la mort et le cycle de la vie. La raison pour laquelle nous ne disons pas que cette fête célèbre le Jour des morts ou qu'elle se limite àcela est que nous voulons être ouverts aux autres cultures. Nous voulons également que les gens se sentent libres d'y accoler leur propre signification et qu'ils soient réceptifs àl'idée que cette période nous permet de célébrer la vie et la mort et de penser au voile qui sépare la vie de la mort. "